Bonnes et mauvaises raisons

mercredi 22 novembre 2023

Ce qui importe quand à nos actes sont les effets qu’ils produisent dans le monde et non les raisons, bonnes ou mauvaises, qui nous y ont poussé. Parce que ces effets le modifient effectivement. Alors que ces raisons nous restent très largement inconnues et inconnaissables, découlant de l’agonistique compliquée des multiples déterminations qui nous individuent qui nous échappe à peu près intégralement sous couvert de subjectité réaliste. Qu’on ne peut donc jamais les qualifier de bonnes ou mauvaises parce qu’on ne peut prévoir ni le résultat de cette agonistique ni ses effets. Parce que finalement la qualification qu’on entend leur donner est morale et que toute morale est contingente au lieu et à l’époque où elle se dit.
— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Jeu de construction
(7 janvier 2026)

Que le langage tout entier ne soit qu’un système fonctionnel de signifiants, dans lequel le signifié n’est qu’une construction secondaire imposée par la nécessité de produire des significations (…)

Grégarité
(3 janvier 2026)

La meilleure façon d’en user avec le troupeau ? Ni berger, ni chien de berger et le moins possible mouton. — Par BLOOM

Peu engageante
(31 décembre 2025)

La raison ne nous séduit si peu que parce qu’elle offre peu de prises au ressentiment et à sa satisfaction rapide. — Par BLOOM

Trop tard
(27 décembre 2025)

L’obtention, la conservation et l’extension de ce que nous considérons être notre confort, matériel et intellectuel, est ce qui nous conduit le plus sûrement aux pires renoncements. Dont nous ne (…)