Ce qui décide

samedi 26 août 2023

Le jeu compliqué – quelquefois agonistique, quelquefois coopératif – que mènent entre elles, en chaque situation que nous expérimentons, les déterminations de divers ordres qui nous individuent – phylogénétiques, ontogénétiques, héréditaires, sociales, culturelles – débouche toujours sur une décision qui dépend de leurs rapports de forces circonstanciés et relatifs. Et cette décision est bien singulièrement la nôtre, même si nous n’en décidons jamais consciemment, quoique nous tentions toujours a posteriori de nous en donner l’illusion. Elle est de notre responsabilité, parce qu’elle manifeste à chaque fois notre individuation propre, mais on ne peut nous en imputer aucune culpabilité, parce que nous ne l’avons pas choisie.
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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Même pas méchant !
(23 septembre 2026)

L’homme globalement n’est pas méchant. Non pas que l’envie lui en manque, mais il ne dispose pas de suffisamment de puissance pour l’être. Il n’est donc que mauvais, c’est-à-dire qu’il prend un (…)

Principe de précaution
(19 septembre 2026)

On ne peut avoir d’indulgence pour autrui que si on a instauré avec lui une distance suffisante pour nous garantir de ne pas devoir en supporter les conséquences. — Par BLOOM

Trop tard !
(16 septembre 2026)

Une interprétation possible de la dépression post partum : que le corps se rende compte, de façon inconsciente, de l’erreur qu’il a commise en faisant croître l’espèce. — Par BLOOM

Peine-à-jouir
(12 septembre 2026)

La médiocrité dans le plaisir consiste à ne pas l’éprouver de ce dont on jouit, mais seulement du fait qu’autrui n’en jouit pas parce qu’on l’en a privé. — Par BLOOM