Compassion

mercredi 29 janvier 2025

En tout compatir s’éprouvent au moins trois plaisirs. D’abord celui de ne pas être affecté par la souffrance de l’autre. Ensuite celui pris, si minime soit-il, à cette souffrance. Enfin celui découlant du sentiment de force accompagnant la manifestation de la compassion. Ce qui n’est en rien incompatible avec le fait que les effets de cette compassion puissent être bénéfiques pour qui elle vise. Mais la prive définitivement de toute prétention morale.

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Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Même pas méchant !
(23 septembre 2026)

L’homme globalement n’est pas méchant. Non pas que l’envie lui en manque, mais il ne dispose pas de suffisamment de puissance pour l’être. Il n’est donc que mauvais, c’est-à-dire qu’il prend un (…)

Principe de précaution
(19 septembre 2026)

On ne peut avoir d’indulgence pour autrui que si on a instauré avec lui une distance suffisante pour nous garantir de ne pas devoir en supporter les conséquences. — Par BLOOM

Trop tard !
(16 septembre 2026)

Une interprétation possible de la dépression post partum : que le corps se rende compte, de façon inconsciente, de l’erreur qu’il a commise en faisant croître l’espèce. — Par BLOOM

Peine-à-jouir
(12 septembre 2026)

La médiocrité dans le plaisir consiste à ne pas l’éprouver de ce dont on jouit, mais seulement du fait qu’autrui n’en jouit pas parce qu’on l’en a privé. — Par BLOOM