Croyances politiques

samedi 10 août 2024

Tout engagement politique requiert, pour s’achever, l’exercice des pouvoirs. Et de ce fait une double croyance, d’abord a minima, au moins pendant un certain temps, dans le discours qui motive et accompagne cet engagement. Ensuite, impérativement, dans la pertinence attribuée à l’exercice des pouvoirs et sublimée en pouvoir conçu comme essence. Ce qui le rend au final si fortement et souvent indûment sensible aux bénéfices et marques extérieurs de cet exercice.

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Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Dialogue de sourds
(17 janvier 2026)

La règle fondamentale de la communication interindividuelle est le double malentendu. Parce que celui qui parle ne dit jamais ce qu’il croit dire, contraint qu’il est par la langue dont il use, et (…)

Effet-miroir
(14 janvier 2026)

Le communautarisme consiste à se déclarer victime d’une exclusion du fait de certains caractères spécifiques et à profiter ensuite de ce statut pour exclure systématiquement tout ce qui s’écarte (…)

Bouche-trou
(10 janvier 2026)

Là où le signifiant prolifère, là où le discours enfle, c’est toujours pour masquer le défaut irrémédiable du signifié. A méditer au sujet de la logorrhée qui se répand de plus en plus au sujet de (…)

Jeu de construction
(7 janvier 2026)

Que le langage tout entier ne soit qu’un système fonctionnel de signifiants, dans lequel le signifié n’est qu’une construction secondaire imposée par la nécessité de produire des significations (…)