Domination

samedi 13 décembre 2025

Ce qui fait qu’au fond il n’y a pas de véritable raison de se battre pour ceux qu’on qualifie de dominés, c’est que s’ils étaient aux places qu’occupent ceux qu’on appelle dominants ils se comporteraient exactement de la même façon. Parce qu’ils ne sont ni plus respectables ni plus méritants. Outre le fait qu’ils ne cherchent finalement qu’à prendre la place de ces derniers et certainement pas à supprimer tout système de domination – c’est notre grégarité qui nous l’impose comme nécessité fonctionnelle. Et que de plus on ne peut réellement rejeter une éventuelle domination que par ses propres moyens, sinon on ne fait qu’en changer les modalités. Et qu’enfin aucune domination n’est jamais univoque mais résulte de la fixation de rapports de forces contingents mais dans lesquels chacun est partie prenante.

— 
Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Pas de confusion !
(4 avril 2026)

Ce qui distingue radicalement le doute du soupçon est que le premier questionne la vérité, quelque figure qu’elle adopte, alors que le second questionne au nom de celle-ci. Le premier est (…)

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)

Moutonnerie
(28 mars 2026)

La forme la plus basse de l’indignité est finalement de céder à la médiocrité au seul prétexte qu’elle est partagée par le plus grand nombre. Celle de l’instinct grégaire. — Par BLOOM