A l’étroit
(2 septembre 2026)
Nous ne percevons que ce que nous permet notre perception et selon les modalités qu’elle nous impose. D’où on doit conclure à la relative exiguïté de notre monde. — Par BLOOM
dimanche 5 janvier 2020
Ce qui caractérise l’art contemporain dans une très large part, c’est que le commentaire y prend le pas sur l’œuvre, s’y incorpore d’emblée, voire entend la remplacer – ce qu’il échoue toujours à faire parce qu’il ne fait que répéter là où elle survient singulièrement. Mais c’est exactement en celà qu’il est contemporain d’un monde qui entend de plus en plus n’être que son propre commentaire compulsif en recouvrant progressivement par la glose dans laquelle il se met en scène ce qu’il pourrait encore manifester de réel.
Nous ne percevons que ce que nous permet notre perception et selon les modalités qu’elle nous impose. D’où on doit conclure à la relative exiguïté de notre monde. — Par BLOOM
La volonté est l’illusion accordée au sujet en contrepartie de sa nécessaire soumission aux diverses contraintes qui l’individuent. — Par BLOOM
Hygiène de vie : savoir le désastre inéluctable pour l’espèce mais ne jamais se prêter à ce qui le fomente, lutter pied à pied contre ce qui le précipite. Et y trouver sa gaieté. — Par BLOOM
Toute distance que l’on prend est une indépendance qu’on se donne vis-à-vis de ce qu’on met à distance. Et toute indépendance supplémentaire est un pas de plus vers la singularité. — Par BLOOM