Peine-à-jouir
(12 septembre 2026)
La médiocrité dans le plaisir consiste à ne pas l’éprouver de ce dont on jouit, mais seulement du fait qu’autrui n’en jouit pas parce qu’on l’en a privé. — Par BLOOM
samedi 22 octobre 2022
Aux dernières nouvelles il serait devenu impératif d’écouter l’enfant qui subsisterait en tout adulte, de lui faire toute la place qui lui revient, d’arrêter de le censurer et de le brimer. Et tout ce qui va mal dans le monde trouverait ainsi sa solution. L’enfant devient ainsi notre ultime fascination, le modèle indépassable auquel nous conformer, alors même que pendant des siècles il n’a eu que la figure de l’impuissance. Et c’est peut-être de nous en être rendu compte qui nous l’a enfin rendu si désirable. D’abord bien entendu pour l’exercice global des pouvoirs, parce qu’il assigne chacun à la soumission de l’infans, voire à l’impuissance radicale du puer. Pour chacun ensuite, parce qu’il y trouve une justification à son irresponsabilité, à son inconséquence, à ses caprices et à son ressentiment. Qu’il maquille sous le terme d’innocence, moralement valorisé et ouvrant largement la voie au victimisme.
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Par Bloom
La médiocrité dans le plaisir consiste à ne pas l’éprouver de ce dont on jouit, mais seulement du fait qu’autrui n’en jouit pas parce qu’on l’en a privé. — Par BLOOM
Au fond de toute réaction il y a du ressentiment : on en veut de sa simple existence à ce à quoi on réagit. On ne peut pas le surmonter par sa propre affirmation, alors on s’y oppose. — Par BLOOM
Un des symptômes les plus visibles de notre infantilisation galopante consiste à réclamer haut et fort notre droit à l’autonomie lorsque celle-ci ne nous coûte aucun effort, mais à exiger l’aide (…)
Nous ne percevons que ce que nous permet notre perception et selon les modalités qu’elle nous impose. D’où on doit conclure à la relative exiguïté de notre monde. — Par BLOOM