Le fond de la communication

mercredi 3 décembre 2025

Notre bavardage continuel et pléthorique ne se justifie pas par la volonté ou la nécessité de transmettre à autrui des informations. Ce n’est qu’un prétexte. Sa fonction régulière n’est pas qu’autrui comprenne ce que nous disons, mais qu’il nous renvoie des signes de sa compréhension, ce qui conforte, par la reconnaissance qu’il manifeste ainsi de notre statut d’énonciateur, notre prétention à la subjectité. Ce à quoi il se prête généralement sans réserve puisqu’il attend la même chose de notre part.

— 
Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Un peu de bon sens !
(21 janvier 2026)

Ce qu’il y a de plus insupportable dans le monde n’est pas qu’il n’ait aucun sens – un minimum de lucidité suffit à s’en accommoder – mais que nous cherchions à toute force, en tant qu’espèce, à (…)

Dialogue de sourds
(17 janvier 2026)

La règle fondamentale de la communication interindividuelle est le double malentendu. Parce que celui qui parle ne dit jamais ce qu’il croit dire, contraint qu’il est par la langue dont il use, et (…)

Effet-miroir
(14 janvier 2026)

Le communautarisme consiste à se déclarer victime d’une exclusion du fait de certains caractères spécifiques et à profiter ensuite de ce statut pour exclure systématiquement tout ce qui s’écarte (…)

Bouche-trou
(10 janvier 2026)

Là où le signifiant prolifère, là où le discours enfle, c’est toujours pour masquer le défaut irrémédiable du signifié. A méditer au sujet de la logorrhée qui se répand de plus en plus au sujet de (…)