Les chiens aboient...

mercredi 7 septembre 2022

Pour vendre au plus grand nombre des lendemains supposés chanter, rien n’est plus efficace que de conspuer le présent, d’y dénoncer le déclin et la décadence sur la base de ce qui n’y va pas bien – et en toute époque, passée, présente ou future, il y a inévitablement dans le monde des choses qui ne vont pas parce qu’il est largement indifférent à nos désirs. Rien n’est plus propre en effet à satisfaire ses ressentiments que la possibilité de condamner, en bloc et dans nombre de ses détails, le monde qui survient ici et maintenant, bien que nous participions tous, d’une façon ou d’une autre, à le faire.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Le cadavre dans le placard
(18 juillet 2026)

Nous étions persuadés d’avoir tué dieu tant que nous avons pu croire que notre science nous donnerait les moyens de maîtriser intégralement le monde. Mais celle-ci, en dépit de la quantité (…)

Double détente
(15 juillet 2026)

On ne piétine jamais avec autant de hargne et de violence que les idoles qui nous ont déçu. D’abord parce qu’elle n’ont pas répondu à notre attente. Ensuite parce qu’elles font douter de toute (…)

L’arroseur arrosé
(11 juillet 2026)

Lorsqu’on se bat pour des idées c’est que celles-ci ont déjà vaincu en nous toute singularité. — Par BLOOM

Tous les chemins mènent à Rome
(8 juillet 2026)

La compassion morale n’est pas moins égoïste que la froide indifférence. Ce ne sont que deux façons différentes de satisfaire ce que l’égoïsme réclame nécessairement de chacun de nous. — Par BLOOM