Peine-à-jouir
(12 septembre 2026)
La médiocrité dans le plaisir consiste à ne pas l’éprouver de ce dont on jouit, mais seulement du fait qu’autrui n’en jouit pas parce qu’on l’en a privé. — Par BLOOM
mercredi 7 décembre 2022
Le rapport que nous entretenons culturellement avec la temporalité a profondément changé. Nous nous écartons de plus en plus de chronos parce que nous ne voulons plus de la déchéance et de la mort qu’il implique. Nous réclamons à cors et à cris les bénéfices liés aux opportunités de kairos mais sans vouloir faire les efforts qu’ils requièrent pour les saisir lorsqu’il passe à notre portée. Quant à aion nous ne voulons même plus en entendre parler parce qu’il nous impose une singularité qui contrevient trop fortement à notre paresse fonctionnaliste. Symptômes convergents de notre infantilisation galopante.
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Par Bloom
La médiocrité dans le plaisir consiste à ne pas l’éprouver de ce dont on jouit, mais seulement du fait qu’autrui n’en jouit pas parce qu’on l’en a privé. — Par BLOOM
Au fond de toute réaction il y a du ressentiment : on en veut de sa simple existence à ce à quoi on réagit. On ne peut pas le surmonter par sa propre affirmation, alors on s’y oppose. — Par BLOOM
Un des symptômes les plus visibles de notre infantilisation galopante consiste à réclamer haut et fort notre droit à l’autonomie lorsque celle-ci ne nous coûte aucun effort, mais à exiger l’aide (…)
Nous ne percevons que ce que nous permet notre perception et selon les modalités qu’elle nous impose. D’où on doit conclure à la relative exiguïté de notre monde. — Par BLOOM