Un faux paradoxe

mercredi 4 juin 2025

Le fonctionnalisme technologique nous pousse, via la commune culture, à laisser la bride sur le cou à nos émotions. Parce qu’il peut ainsi, par le biais de nos seuls sentiments, et au moyen des usages qu’il nous offre de ses dispositifs qui les suscitent, les conforment et les canalisent, nous gouverner au seul profit de ses mécanismes et de leur reproduction. Ce qui explique que notre temps soit à la fois le plus technologique et le moins raisonné.

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Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Fraternité
(11 avril 2026)

Ce qui rend tous les hommes indiscutablement frères est leur médiocrité. L’ennui est qu’elle les rend aussi à ce point vindicatifs que leur potentielle fraternité s’y dissout. — Par BLOOM

Leçon de modestie
(8 avril 2026)

En dépit de nos prétentions, de notre science et de nos technologies, nous ne savons effectivement que très peu de choses. Et ce peu devrait nous inciter à prendre la mesure de l’étendue de notre (…)

Pas de confusion !
(4 avril 2026)

Ce qui distingue radicalement le doute du soupçon est que le premier questionne la vérité, quelque figure qu’elle adopte, alors que le second questionne au nom de celle-ci. Le premier est (…)

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)