Une question de préférence

samedi 27 septembre 2025

On s’interroge sans fin sur les raisons de notre inaction globale face au désastre écologique qui va frapper notre espèce, et chacun y va de son explication. Alors qu’il n’y en a qu’une, qui est que chacun préfère conserver paresseusement son petit confort matériel et intellectuel immédiat, fut-ce au prix d’une disparition future annoncée qu’il ne pourrait éviter qu’en y renonçant, au moins partiellement. Et c’est encore une forme d’attachement à ce confort que d’y voir une question morale alors qu’il ne s’agit que d’une commune médiocrité s’exprimant enfin sans retenue.

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Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Même pas méchant !
(23 septembre 2026)

L’homme globalement n’est pas méchant. Non pas que l’envie lui en manque, mais il ne dispose pas de suffisamment de puissance pour l’être. Il n’est donc que mauvais, c’est-à-dire qu’il prend un (…)

Principe de précaution
(19 septembre 2026)

On ne peut avoir d’indulgence pour autrui que si on a instauré avec lui une distance suffisante pour nous garantir de ne pas devoir en supporter les conséquences. — Par BLOOM

Trop tard !
(16 septembre 2026)

Une interprétation possible de la dépression post partum : que le corps se rende compte, de façon inconsciente, de l’erreur qu’il a commise en faisant croître l’espèce. — Par BLOOM

Peine-à-jouir
(12 septembre 2026)

La médiocrité dans le plaisir consiste à ne pas l’éprouver de ce dont on jouit, mais seulement du fait qu’autrui n’en jouit pas parce qu’on l’en a privé. — Par BLOOM