Les mords du temps

lundi 10 février 2014 , par Delisle Tiboulen

Je veux bien mourir, là, maintenant.
Je dois bien pourrir irrémédiablement
De silence,
Et de bruit.
Distraitement,
Je meurs éperdument
Sans réfléchir au sens du sang
Que réfléchissent les cent reflets des mords du temps.
Cent enfants de la paresse
Chevauchant sans cesse.
« Félicitation ! »
« Quelle belle mort. »
Cent prisons de l’allégresse, éparses,
Closes, aux béants barreaux d’émail.
Comme des parenthèses lourdes de fard ;
Comme tes paupières rouillées par la salinité de ton océan se tenant.
Nous partîmes seuls
Et revînmes sans autre ; sans plus.
Simple unité microscopique pour l’éternité astronomique.
Mais moi, où est moi ?
Il est, il reste... Pendant toi !

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