Par défaut

samedi 13 janvier 2024

Puisqu’individuellement nous n’avons pas la capacité de résister à notre hybris, à notre vanité et à nos rancœurs, il nous a fallu instituer une organisation globale de l’exercice des pouvoirs qui les cadre et les canalise – quelque forme qu’elle prenne par ailleurs, et nous y plier pour éviter le chaos de la guerre permanente de tous contre tous. Solution par défaut, dont la permanence pourrait bien être remise en cause par la prolifération technologique qui fournit désormais à chacun les moyens de sa démesure.

— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Même pas méchant !
(23 septembre 2026)

L’homme globalement n’est pas méchant. Non pas que l’envie lui en manque, mais il ne dispose pas de suffisamment de puissance pour l’être. Il n’est donc que mauvais, c’est-à-dire qu’il prend un (…)

Principe de précaution
(19 septembre 2026)

On ne peut avoir d’indulgence pour autrui que si on a instauré avec lui une distance suffisante pour nous garantir de ne pas devoir en supporter les conséquences. — Par BLOOM

Trop tard !
(16 septembre 2026)

Une interprétation possible de la dépression post partum : que le corps se rende compte, de façon inconsciente, de l’erreur qu’il a commise en faisant croître l’espèce. — Par BLOOM

Peine-à-jouir
(12 septembre 2026)

La médiocrité dans le plaisir consiste à ne pas l’éprouver de ce dont on jouit, mais seulement du fait qu’autrui n’en jouit pas parce qu’on l’en a privé. — Par BLOOM