Par défaut

samedi 13 janvier 2024

Puisqu’individuellement nous n’avons pas la capacité de résister à notre hybris, à notre vanité et à nos rancœurs, il nous a fallu instituer une organisation globale de l’exercice des pouvoirs qui les cadre et les canalise – quelque forme qu’elle prenne par ailleurs, et nous y plier pour éviter le chaos de la guerre permanente de tous contre tous. Solution par défaut, dont la permanence pourrait bien être remise en cause par la prolifération technologique qui fournit désormais à chacun les moyens de sa démesure.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Un peu de bon sens !
(21 janvier 2026)

Ce qu’il y a de plus insupportable dans le monde n’est pas qu’il n’ait aucun sens – un minimum de lucidité suffit à s’en accommoder – mais que nous cherchions à toute force, en tant qu’espèce, à (…)

Dialogue de sourds
(17 janvier 2026)

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Effet-miroir
(14 janvier 2026)

Le communautarisme consiste à se déclarer victime d’une exclusion du fait de certains caractères spécifiques et à profiter ensuite de ce statut pour exclure systématiquement tout ce qui s’écarte (…)

Bouche-trou
(10 janvier 2026)

Là où le signifiant prolifère, là où le discours enfle, c’est toujours pour masquer le défaut irrémédiable du signifié. A méditer au sujet de la logorrhée qui se répand de plus en plus au sujet de (…)