Question de situation

mercredi 8 octobre 2025

La seule chose qui distingue ceux qu’on appelle les puissants – avec ce que cela comporte de connotation négative et implicitement de dénigrement systématique de la notion de puissance – de ceux qu’on regroupe sous les termes nébuleux de peuple ou d’opprimés – c’est que les premiers disposent circonstanciellement de moyens d’exercer des pouvoirs significativement plus étendus que les seconds. Qui en useraient de la même façon s’ils les avaient à leur place. Distinction purement contingente donc, qu’on ne peut lier ni à une essence – ce que prétendent les premiers pour la justifier et la pérenniser, ni à une quelconque qualité morale – ce qu’avancent les seconds pour lui dénier toute justification et tenter de la renverser à leur profit.

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Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

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(24 décembre 2025)

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Dépérissement
(20 décembre 2025)

Toute langue n’a d’autre référence, en dépit de sa prétention à dire la vérité du réel, que son propre système de fonctionnement. Lorsqu’elle dit cette supposée vérité, elle ne fait que doubler, (…)

Mauvaise pente
(17 décembre 2025)

Nous ne sommes si prompts à asservir, à nous asservir et à nous laisser asservir que parce que nous sommes une espèce grégaire. Et que cette grégarité requiert nécessairement une servitude (…)

Domination
(13 décembre 2025)

Ce qui fait qu’au fond il n’y a pas de véritable raison de se battre pour ceux qu’on qualifie de dominés, c’est que s’ils étaient aux places qu’occupent ceux qu’on appelle dominants ils se (…)