Cache-misère
(19 août 2026)
L’objectivité, paravent derrière lequel se cache l’impuissance à clairement affirmer ce qui convient, ou tout au moins convient le mieux. — Par BLOOM
lundi 17 mai 2021
Nous avons tous une idée à peu près claire de ce que recouvre le terme de subjectivité, parce que tous nous nous sentons sujets réalistes, sujets au sein de la réalité, c’est-à-dire entités individuées dotées d’une réflexivité supposée permettre de faire des choix conscients et potentiellement dirigés par la raison – potentiellement seulement puisque notre supposé libre arbitre doit aussi nous donner la possibilité de faire des choix qui y contreviennent. La subjectivité est affaire de ressenti immédiat, elle est l’habitus le mieux partagé de l’espèce. Pour autant elle est produite par une assignation culturelle au statut fonctionnel de sujet réaliste, à la subjectité en tant que dispositif opératoire générique de constitution et de pérennisation de notre réalité commune, particulièrement dans sa forme moderne et technologique qui institue le monde comme pur objet en face du sujet et permet d’y projeter le fantasme d’une maîtrise intégrale de ses contenus par ce dernier.
—
Par Bloom
L’objectivité, paravent derrière lequel se cache l’impuissance à clairement affirmer ce qui convient, ou tout au moins convient le mieux. — Par BLOOM
Comment nous avons changé la valeur de la vertu : en en faisant une affaire de conformité grégaire alors qu’elle était respect de la stricte convenance individuelle. — Par BLOOM
L’impuissance est par nature inconséquente et ressentimiste puisqu’elle accuse systématiquement un autrui quelconque des effets de ses faiblesses et de ses incapacités, ce qui ne peut au final que (…)
L’inconséquence de notre instinct grégaire se mesure à l’aporie dans laquelle il ne cesse de se fourvoyer. Impuissant à supporter la solitude, chacun se plaint néanmoins systématiquement de ce que (…)