Conséquences imprévues

samedi 21 octobre 2023

La modernité, et en particulier son extension technologique, nous ont fait perdre le sens de la patience. Tout ne cesse d’y aller plus vite, des déplacements à l’information – pour laquelle nous avons inventé le concept de temps réel, qui n’a rien de réel et qui n’est que la réduction de la durée chronologique réaliste à son strict minimum calculable. L’urgence commune consiste désormais à réduire tous les délais entre les causes et les effets, entre les demandes et les réponses, entre l’énonciation des problèmes et leur solution. Aussi bien donc entre le désir et sa satisfaction. Ce qui ne manque pas de générer un ressentimisme généralisé au regard de ce que le monde peut nous proposer. Parce qu’il a besoin de temps pour tenter, sans jamais être sûr d’y parvenir, de plier le réel à son fonctionnalisme. Parce que de surcroît ce dernier est loin d’être toujours compatible avec nos désirs et surtout avec leur satisfaction. Ce qui a pour effet de pousser le plus grand nombre vers des extrêmes populistes et démagogues, qui lui promettent cette satisfaction pleine et immédiate de façon inconséquente et irréaliste et l’entraînent vers le désastre pour satisfaire au plus vite leur propre désir d’accaparer l’exercice global des pouvoirs.
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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

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Dépérissement
(20 décembre 2025)

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Mauvaise pente
(17 décembre 2025)

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Domination
(13 décembre 2025)

Ce qui fait qu’au fond il n’y a pas de véritable raison de se battre pour ceux qu’on qualifie de dominés, c’est que s’ils étaient aux places qu’occupent ceux qu’on appelle dominants ils se (…)