L’arroseur arrosé
(11 juillet 2026)
Lorsqu’on se bat pour des idées c’est que celles-ci ont déjà vaincu en nous toute singularité. — Par BLOOM
samedi 8 novembre 2025
Il y a un individualisme conséquent, qui s’efforce de mener son existence selon ce qui lui convient singulièrement en assumant les conséquences, éventuellement dommageables, de son attitude lorsque celle-ci entre en conflit avec les règles communes du groupe érigées en droit par celui-ci, tout individu humain appartenant inévitablement à un groupe, si réduit soit-il. D’où il découle qu’il n’y a jamais d’individualisme absolu, parce qu’il est nécessairement tempéré par la nécessité d’une grégarité minimale, des contraintes qu’elle impose et des risques qu’il y a à ne pas s’y plier. Et de plus en plus aujourd’hui un individualisme inconséquent, qui a la même visée que le premier mais n’entend plus en assumer aucun risque, réclamant pour y parvenir de voir ce qui lui convient singulièrement devenir un droit qui s’impose à tous, et se posant en victime lorsqu’il n’obtient pas satisfaction. Inconséquent parce que privé de la puissance de s’affirmer singulièrement, mais aussi parce que de ce fait insidieusement grégaire.
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Par BLOOM
Lorsqu’on se bat pour des idées c’est que celles-ci ont déjà vaincu en nous toute singularité. — Par BLOOM
La compassion morale n’est pas moins égoïste que la froide indifférence. Ce ne sont que deux façons différentes de satisfaire ce que l’égoïsme réclame nécessairement de chacun de nous. — Par BLOOM
Ce qui plaide le plus sûrement contre la vie humaine est sa médiocrité globale et le dégoût qu’elle peut inspirer. Ce qui néanmoins plaide le plus en sa faveur est que même lorsqu’on en a (…)
Le ressentiment est de nature fondamentalement grégaire parce qu’il se renforce systématiquement du fait de la justification qu’il trouve d’être partagé par la foule. — Par BLOOM