Numerus clausus

mercredi 3 janvier 2024

Tous les champs d’exercice de pouvoirs pratiquent à leur façon, de manière plus ou moins implicite, le numerus clausus, parce que les agents qui s’y rattachent, même s’ils luttent entre eux pour l’appropriation de la plus large part des exercices auxquels tel champ donne accès, s’entendent pour limiter leur nombre afin de ne pas disperser outre mesure ces derniers et faire ainsi baisser la valeur unitaire, symbolique et matérielle, qui se rapporte à chacun. Chacun de ces champs génère ainsi automatiquement un effet de clôture et d’exclusion, de quant-à-soi.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Le caillou dans la chaussure de la signifiance
(24 décembre 2025)

Le problème du langage, et donc de toute langue, n’est pas le signifiant – il en a pléthore, quitte à l’inventer lorsque nécessaire. Mais de lui faire correspondre de façon suffisamment efficace (…)

Dépérissement
(20 décembre 2025)

Toute langue n’a d’autre référence, en dépit de sa prétention à dire la vérité du réel, que son propre système de fonctionnement. Lorsqu’elle dit cette supposée vérité, elle ne fait que doubler, (…)

Mauvaise pente
(17 décembre 2025)

Nous ne sommes si prompts à asservir, à nous asservir et à nous laisser asservir que parce que nous sommes une espèce grégaire. Et que cette grégarité requiert nécessairement une servitude (…)

Domination
(13 décembre 2025)

Ce qui fait qu’au fond il n’y a pas de véritable raison de se battre pour ceux qu’on qualifie de dominés, c’est que s’ils étaient aux places qu’occupent ceux qu’on appelle dominants ils se (…)